cruauté


cruauté

cruauté [ kryote ] n. f.
XIIe cruiauté, crüelté; lat. crudelitas, de crudelis cruel
1Tendance à faire souffrir. barbarie, dureté, férocité, inhumanité, méchanceté, sadisme, sauvagerie. Cruauté impitoyable, raffinée. La cruauté du tortionnaire. Cruauté envers, à l'égard de qqn. Traiter qqn, un animal avec cruauté. « le crime des crimes, qui est la cruauté » (Suarès). Cruauté mentale, qui s'exerce sur le plan psychologique.
Caractère de ce qui trahit cette tendance. La cruauté d'un geste, d'un acte, d'une remarque (cf. Remuer le fer dans la plaie).
Férocité (d'un animal). « Nous avons renchéri sur la cruauté des bêtes féroces » (France).
2Vieilli La cruauté d'une femme : caractère d'une femme qui fait souffrir ceux qui l'aiment. ⇒ indifférence, insensibilité.
3(Choses) Caractère de ce qui est inexorablement nuisible. dureté, hostilité, inclémence, rigueur, rudesse. La cruauté du sort, du destin. « la cruauté stupide de la mort » (Loti). « une nature hostile jusqu'à la cruauté » (Mac Orlan).
4Une, des cruautés : action cruelle. ⇒ atrocité. C'est une injustice et une cruauté. Spécialt, vx Les cruautés d'une femme.
⊗ CONTR. Bienveillance, bonté, charité, clémence, indulgence, pitié.

cruauté nom féminin (latin crudelitas, -atis) Penchant à faire souffrir, caractère de quelqu'un de cruel, de ses actes ; férocité : La cruauté d'un tortionnaire. Littéraire. Caractère de ce qui fait souffrir ; dureté, rigueur, rudesse : La cruauté de l'hiver. Action cruelle : Cet homme s'est rendu tristement célèbre par ses cruautés.cruauté (citations) nom féminin (latin crudelitas, -atis) Henri Alban Fournier, dit Alain-Fournier La Chapelle-d'Angillon, Cher, 1886-bois de Saint-Rémy, Hauts de Meuse, 1914 Seules les femmes qui m'ont aimé peuvent savoir à quel point je suis cruel. Correspondance avec Jacques Rivière Gallimard Honoré de Balzac Tours 1799-Paris 1850 Pour savoir jusqu'où va la cruauté de ces charmants êtres que nos passions grandissent tant, il faut voir les femmes entre elles. Modeste Mignon André Gide Paris 1869-Paris 1951 La cruauté, c'est le premier des attributs de Dieu. Les Faux-Monnayeurs Gallimard Alphonse de Prât de Lamartine Mâcon 1790-Paris 1869 Que Dieu serait cruel s'il n'était pas si grand ! Premières Méditations poétiques, les Oiseaux Paul Léautaud Paris 1872-Robinson 1956 Je n'ai rien vu de grand dans la vie que la cruauté et la bêtise. Journal littéraire Mercure de France Marcel Proust Paris 1871-Paris 1922 […] Cette indifférence aux souffrances qu'on cause et qui, quelques autres noms qu'on lui donne, est la forme terrible et permanente de la cruauté. À la recherche du temps perdu, Du côté de chez Swann Gallimardcruauté (expressions) nom féminin (latin crudelitas, -atis) Acte de cruauté envers un animal domestique, apprivoisé, ou tenu en captivité, acte accompli volontairement envers un animal pour le faire souffrir et qui constitue un délit. (Les combats de taureaux ou de coqs bénéficient d'une dérogation si une tradition locale ininterrompue peut être prouvée.) ● cruauté (synonymes) nom féminin (latin crudelitas, -atis) Penchant à faire souffrir, caractère de quelqu'un de cruel, de...
Synonymes :
- férocité
- méchanceté
Contraires :
- humanité
- miséricorde
- pitié
Littéraire. Caractère de ce qui fait souffrir ; dureté, rigueur, rudesse
Synonymes :
- dureté
Contraires :
- clémence
Action cruelle
Synonymes :
- dureté
- inhumanité
Contraires :
- bonté
- charité
- sensibilité

cruauté
n. f.
d1./d Inclination à faire souffrir. Traiter qqn avec cruauté.
|| Caractère de ce qui est cruel. La cruauté d'une action.
La cruauté du tigre, sa férocité.
d2./d Acte cruel. Commettre des cruautés.
d3./d Fig. Caractère de ce qui est rigoureux. La cruauté du sort, du destin.

⇒CRUAUTÉ, subst. fém.
A.— Caractère de celui/celle/ce qui est cruel.
1. [Le compl. désigne une pers. ou un animal] Penchant à se montrer cruel, à faire souffrir autrui. Cruauté et volupté, sensations identiques, comme l'extrême chaud et l'extrême froid (BAUDEL., Cœur nu, 1867, p. 648). La vie repose sur une somme de souffrance et de cruauté infinie; l'on ne peut vivre sans faire souffrir (ROLLAND, J.-Chr., Buisson ard., 1911, p. 1411) :
1. D'où peut venir cette étonnante contradiction entre la douceur avec laquelle ils traitent les prisonniers destinés au poteau, et la cruauté avec laquelle ils leur font endurer les tourmens de l'enfer?
CRÈVECŒUR, Voyage dans la Haute-Pensylvanie, t. 2, 1801, p. 221.
2. Laissez-moi vous faire souffrir. J'aimerai en vous le mal que je vous fais. Ainsi je me retrouverai en vous, et vous aimerai. Vous m'avez donné pendant cinq ans le plaisir de ma résistance, donnez-moi maintenant celui de ma cruauté.
MONTHERLANT, Pitié pour les femmes, 1936, p. 1149.
SYNT. Cruauté affreuse, atroce, froide; horrible cruauté; excès de cruauté; avoir la cruauté de; pousser la cruauté jusqu'à.
Cruauté inconsciente. À un gosse, qui le torturait, la mère retire son moineau. (...) l'oiseau, qui supportait en silence la cruauté inconsciente du gosse, dans les mains de la mère aussitôt se met à crier (MONTHERL., Pte Inf. Castille, 1929, p. 592).
Cruauté raffinée. Sourire de cruauté raffinée (ZOLA, E. Rougon, 1876, p. 321).
Voluptueuse cruauté. La méchanceté n'a probablement pas dans l'âme du méchant cette pure et voluptueuse cruauté qui nous fait si mal à imaginer (PROUST, Guermantes 1, 1920, p. 174).
Raffinement de cruauté. Les mécréants, par un raffinement de débauche et de cruauté, se plaisaient à violer les femmes devant les yeux de maris et des pères (BARRÈS, Cahiers, t. 4, 1904-06, p. 252).
P. anal. [Le compl. désigne une entité plus ou moins personnifiée] S'il avait souffert, c'était par une cruauté du hasard (ZOLA, M. Férat, 1868, p. 183). Elle restait toute froide devant ce que sa passion de douze ans devinait des cruautés de l'existence (ZOLA, Page amour, 1878, p. 1026).
2. [Le compl. désigne une chose] Caractère de ce qui est cruel, de ce qui s'accompagne d'effets très pénibles. Synon. dureté, inhumanité, rigueur, sévérité :
3. ...le monde du sommeil (sur le seuil duquel l'intelligence et la volonté momentanément paralysées ne pouvaient plus me disputer à la cruauté de mes impressions véritables) refléta, réfracta la douloureuse synthèse enfin reformée de la survivance et du néant, dans la profondeur organique et devenue translucide des viscères mystérieusement éclairés.
PROUST, Sodome et Gomorrhe, 1922, p. 760.
B.— P. méton., surtout au plur. Action cruelle. Les mêmes Polipison, Parthemius, Patroclus, qui conseillaient à Domitien des cruautés parce qu'ils le savaient cruel, parlent à Nerva de clémence parce qu'ils le savent clément (SAINTE-BEUVE, Tabl. poés. fr., 1828, p. 187) :
4. Il n'y a plus de passions véritables au XIXe siècle : c'est pour cela que l'on s'ennuie tant en France. On fait les plus grandes cruautés mais sans cruauté. — Tant pis! dit Julien; du moins, quand on fait des crimes, faut-il les faire avec plaisir : ...
STENDHAL, Le Rouge et le Noir, 1830, p. 293.
En partic., domaine amoureux. Marque(s) d'indifférence à l'égard d'une personne qui aime (en particulier d'un homme). Avoir des cruautés. (Quasi-)synon. atrocité(s), barbarie(s), brutalité(s), horreur(s). Gageons que vous êtes triste à cause des cruautés de votre amoureuse lui dit-il (MURGER, Nuits hiver, 1861, p. 190) :
5. Quand il poussait un soupir, il semblait le tirer du fond de son âme, et il se plaignait des cruautés de son amante d'un ton si doux, si tendre, si soumis, si pénétré que toutes les femmes dans la salle se dépitaient contre cette méchante et barbare Sylvie, prétendant qu'à sa place elles n'auraient point été si sauvagement farouches que de réduire au désespoir, et peut-être au trépas, un berger d'un tel mérite.
GAUTIER, Le Capitaine Fracasse, 1863, p. 234.
Prononc. et Orth. :[]. Ds Ac. 1694-1932. Étymol. et Hist. 1. Ca 1150 cruiauté « action cruelle » (La Prise d'Orange, éd. C. Régnier, 757); 2. ca 1150 cruëlté « tendance, plaisir à faire souffrir » (Cour. Louis, 732 ds T.-L.); 3. 1220-25 crüalté « caractère de ce qui fait souffrir » (G. DE CAMBRAI, Barlaam et Josaphat, 2617, ibid. : crüalté del vivre). Du lat. class. crudelitas, -atis « cruauté » soit avec attraction de mots tels que loyauté, féauté, soit à travers une forme pop. , parallèlement à crudalis, v. cruel. Fréq. abs. littér. :1 213. Fréq. rel. littér. : XIXe s. a) 1 599, b) 1 349; XXe s. : a) 1 738, b) 2 025. Bbg. LEW. 1960, p. 183. — MIMIN (P.). La Défense du fr. chez les juristes. Déf. Lang. fr. 1967, pp. 26-27.

cruauté [kʀyote] n. f.
ÉTYM. V. 1150; cruiauté, cruëlté, crualté, v. 1220; du lat. crudelitas, avec infl. de mots comme loyauté, de crudelis. → Cruel.
1 Tendance à faire souffrir. Barbarie, dureté, férocité, inhumanité, méchanceté, sadisme, sauvagerie. || La cruauté trouve sa satisfaction dans la vue de la souffrance. || Exercer sa cruauté sur des innocents, sur des animaux. || Affreuse, horrible, odieuse cruauté. || Cruauté impitoyable. || Cruauté brutale ( Brutalité); froide, raffinée. || La cruauté de Néron, d'Hérode. || La cruauté d'un despote, d'un tyran. Tyrannie. || La cruauté des bourreaux. || Traiter qqn avec cruauté. || Cruauté envers soi-même. Masochisme. || Avoir la cruauté de brutaliser un enfant ( Cœur, courage). || Pousser la cruauté jusqu'à sa dernière limite.
1 Les marques de sa cruauté
Parurent avec l'aube : on vit un étalage
De corps sanglants et de carnage.
La Fontaine, Fables, XI, 3.
1.1 (…) assurément si vous êtes le plus fort, et que par d'atroces principes de cruauté vous n'aimiez à jouir que par la douleur, dans la vue d'augmenter vos sensations, vous arriverez insensiblement à les produire sur l'objet qui vous sert, au degré de violence capable de lui ravir le jour.
Sade, Justine…, t. I, p. 197.
2 (…) ce principe qu'on avait oublié depuis Louvois, maintenant lentement avoué, que la cruauté est une force et constitue dans les choses humaines un avantage dont on n'a pas à se priver !
Renan, Dialogues et fragments philosophiques, p. 109.
2.1 Les femmes sont bien plus raffinées et complexes que vous le pensez (…) En incomparables virtuoses, en suprêmes artistes de la douleur qu'elles sont, elles préfèrent le spectacle de la souffrance à celui de la mort, les larmes au sang. Et c'est une chose admirablement amphibologique où chacun trouve son compte, car chacun peut tirer des conclusions très différentes, exalter la pitié de la femme ou maudire sa cruauté, pour des raisons pareillement irréfutables, et selon que nous sommes, dans le moment, prédisposés à lui devoir de la reconnaissance ou de la haine (…)
O. Mirbeau, le Jardin des supplices, p. 25-26.
3 (…) la cruauté est un reste de servitude : car elle atteste que la barbarie du régime oppresseur est encore présente en nous.
Jaurès, Hist. socialiste…, t. I, p. 305.
4 Et le crime des crimes, qui est la cruauté, il en débrouille aussi les racines, avec un saint effroi : il touche, il voit que la cruauté et la luxure se tiennent comme deux sœurs monstrueuses, unies par le même os de désir.
André Suarès, Trois hommes, « Dostoïevski », V, p. 262.
4.1 La cruauté est l'une des formes de la violence organisée. Elle n'est pas forcément érotique, mais elle peut dériver vers d'autres formes de la violence que la transgression organise. Comme la cruauté, l'érotisme est médité. La cruauté et l'érotisme s'ordonnent dans l'esprit que possède la résolution d'aller au-delà des limites de l'interdit. Cette résolution n'est pas générale, mais toujours il est possible de glisser d'un domaine à l'autre.
Georges Bataille, l'Érotisme, p. 88 (1957).
4.2 La guerre qui différait des violences animales développa une cruauté dont les animaux sont incapables. En particulier le combat, souvent suivi du massacre des adversaires, préludait banalement au supplice des prisonniers. Cette cruauté est l'aspect spécifiquement humain de la guerre.
Georges Bataille, l'Érotisme, p. 86 (1957).
(Calque de l'anglais des États-Unis mental cruelty). || Cruauté mentale, qui s'exerce sur le plan psychologique. || Elle accuse son mari de cruauté mentale.
Théâtre de la cruauté : forme de théâtre définie par Antonin Artaud, appelant auteur, comédien et spectateur à la libération de leurs instincts élémentaires.
4.3 C'est pourquoi je propose un théâtre de la cruauté. — Avec cette manie de tout rabaisser qui nous appartient aujourd'hui à tous, « cruauté », quand j'ai prononcé ce mot, a tout de suite voulu dire « sang » pour tout le monde. Mais « théâtre de la cruauté » veut dire théâtre difficile et cruel d'abord pour moi-même. Et, sur le plan de la représentation, il ne s'agit pas de cette cruauté que nous pouvons exercer les uns contre les autres en nous dépeçant mutuellement les corps, en sciant nos anatomies personnelles, ou, tels des empereurs assyriens, en nous adressant par la poste des sacs d'oreilles humaines, de nez ou de narines bien découpés, mais de celle beaucoup plus terrible et nécessaire que les choses peuvent exercer contre nous (…)
Nous ne sommes pas libres. Et le ciel peut encore nous tomber sur la tête. Et le théâtre est fait pour nous apprendre d'abord cela.
A. Artaud, le Théâtre et son double, Idées/Gallimard, p. 121 (1936).
Caractère de ce qui trahit cette tendance. || La cruauté d'un geste, d'un acte. || La cruauté d'un visage ( Bestialité).
5 Dans cet homme jeune, de cheveux très noirs, énergique, entraîné aux exercices du corps, le pli de la bouche et tout le bas de la figure d'une admirable cruauté, trahissaient ce qu'on appelle « une belle morsure ».
M. Barrès, Leurs figures, p. 138.
Par exagér. || Il eut la cruauté d'abandonner son ami dans le malheur.
Spécialt (vieilli). En parlant d'une femme, d'une « cruelle » (II., 2.) qui fait souffrir ceux qui l'aiment. Indifférence, insensibilité, rigueur.
6 (…) elle n'avait pas voix au chapitre dans la circonstance et même elle devait partager ostensiblement la mutine cruauté de ses compagnes.
G. Sand, la Mare au diable, Appendice II, p. 154.
7 Cette femme avait toute la cruauté des idoles, et la vanité glaciale des marbres dans un musée.
André Suarès, Trois hommes, « Ibsen », VI, p. 150.
En parlant d'un écrivain, d'un artiste, et, par ext., d'un journal satirique sans indulgence. Méchanceté. || La cruauté de ce dessinateur satiriste est redoutable.
Par ext. Férocité (d'un animal). || La cruauté du tigre. Cruel (I., A., 1., rem.).
8 Nous avons renchéri sur la cruauté des bêtes féroces, qui ne se font point de mal sans raisons sensibles.
France, les Opinions de J. Coignard, Œ., t. VIII, p. 428.
2 (Choses). Caractère de ce qui est inexorablement nuisible. Dureté, horreur, hostilité, inclémence, rigueur, rudesse, sévérité. || La cruauté du sort, du destin, de la fortune. || La cruauté aveugle de la mort. || La cruauté d'une affliction.Éprouver la cruauté d'une perte.
9 (…) c'est une sorte de douleur dont je n'avais jamais senti la cruauté (…)
Mme de Sévigné, 613, 15 juin 1677.
10 J'admire la patience qui peut souffrir la cruauté de cette pensée.
Mme de Sévigné, 620, 30 juin 1677.
11 Je plains Gusman, son sort a trop de cruauté.
Voltaire, Alsire, V, 2.
12 (…) il va falloir attendre (…) être sombre et seul, en révolte outrée et sans espoir contre la cruauté stupide de la mort (…)
Loti, Figures et Choses…, p. 12.
13 (Le) courage et (le) dévouement des légionnaires sous le feu, au milieu d'une nature hostile jusqu'à la cruauté.
P. Mac Orlan, la Bandera, VI, p. 74.
3 Littér. (Une, des cruautés). Action cruelle. Atrocité. || Commettre des cruautés sans nombre. || Cruautés néroniennes. || Ils supportèrent les cruautés du tyran. Excès. || Endurer les cruautés de qqn jusqu'au bout. → Boire le calice jusqu'à la lie. || C'est une injustice et une cruauté.
14 (…) je prendrais plaisir à (…) exercer sur lui toutes les cruautés que je pourrais imaginer.
Molière, la Princesse d'Élide, III, 5.
15 Par crainte de faire souffrir, et par défaut de volonté, de quelles cruautés l'on devient capable !
Gide, Journal, Dimanche 18 févr. 1912.
Par exagér. Acte rigoureux, trop sévère. Injustice, rigueur, sévérité. || « Vous refusez de me voir; quelle cruauté ! » (Littré).
Spécialt. Vx. || La cruauté d'une femme, d'une maîtresse. Cruel (cit. 14 et supra). Rigueur.
16 Me faudra-t-il combattre encor vos cruautés ?
Je vous offre mon bras. Puis-je espérer encore
Que vous accepterez un cœur qui vous adore ?
Racine, Andromaque, I, 4.
Fig. || Les cruautés du sort.
17 Que nos plaisirs passés augmentent nos supplices !
Qu'il est dur d'éprouver après tant de délices
Les cruautés du sort !
La Fontaine, Psyché, II.
CONTR. Bénignité, bienfaisance, bienveillance, bonté, charité, clémence, débonnaireté, douceur, faveur, indulgence, miséricorde, pitié, sensibilité, tendresse.

Encyclopédie Universelle. 2012.

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